Euro d'athlétisme 2026 : le tableau des médailles par nation et le bilan de la France

Euro d'athlétisme 2026 : le tableau des médailles par nation et le bilan de la France

Les 27es Championnats d’Europe d’athlétisme se sont achevés à Birmingham, du 10 au 16 août 2026, dans l’enceinte de l’Alexander Stadium. Pour la première fois, le Royaume-Uni accueillait la grand-messe continentale de la discipline. L’heure est au décompte : qui a dominé le tableau des médailles, et où se situe la France ? Décryptage complet, en complément de notre bilan des médailles françaises.

L’Italie en patronne du continent

Au sommet du classement des nations, l’Italie a confirmé sa montée en puissance des dernières années. La Squadra Azzurra a terminé en tête du tableau des médailles avec dix titres continentaux, devançant la Grande-Bretagne et l’Allemagne. Portée par une génération dorée, l’athlétisme italien s’installe durablement parmi les tout meilleurs d’Europe.

La Grande-Bretagne, à domicile, a répondu présent avec neuf titres, profitant de la ferveur de l’Alexander Stadium pour truster les podiums, notamment sur le sprint et le demi-fond. L’Allemagne complète le podium des nations avec six titres, fidèle à sa régularité dans les épreuves de lancers et de concours.

Le haut du tableau des nations

Derrière ce trio de tête, plusieurs nations traditionnelles de l’athlétisme européen se sont disputé les places d’honneur. La Norvège, la Pologne, les Pays-Bas ou encore la Suède ont chacune décroché de précieux titres, confirmant la densité du plateau continental. Sur le fond, c’est d’ailleurs le Suédois Andreas Almgren qui a survolé le 10 000 m.

Ce classement en dents de scie illustre une réalité : en Europe, la hiérarchie se joue souvent sur quelques finales, et un ou deux titres suffisent à faire basculer une nation de plusieurs rangs au tableau des médailles. La comptabilité privilégie en effet le nombre de titres avant celui des médailles totales.

La France, 19e mais bien fournie

C’est là tout le paradoxe du bilan tricolore. Au classement officiel, qui hiérarchise d’abord les nations par le nombre de titres, la France pointe à une modeste 19e place, faute d’avoir décroché la moindre médaille d’or à Birmingham.

Pourtant, en volume, la récolte est loin d’être anecdotique : les Bleus ont rapporté onze médailles, réparties entre trois médailles d’argent et huit médailles de bronze. C’est le signe d’une délégation profonde, capable de placer de nombreux athlètes dans le top 3 continental, mais qui a buté sur la dernière marche dans les épreuves les plus disputées.

Le détail des podiums tricolores

Côté argent, trois Bleus ont brillé. Just Kwaou-Mathey s’est paré d’argent sur le 110 m haies, tandis que Muhammad Abdallah Kounta a décroché la deuxième place du 400 m pour un centième de seconde seulement. Alice Finot a elle aussi arraché l’argent sur le 3 000 m steeple, dans une finale disputée jusqu’au bout.

Le contingent de bronze, plus fourni, a lancé et prolongé la moisson française tout au long de la semaine. Jimmy Gressier a décroché le bronze du 10 000 m, sa première médaille européenne en plein air. Sur les haies féminines, Laëticia Bapté a pris le bronze du 100 m haies en 12’’73. Étienne Daguinos, enfin, a ouvert la semaine par le bronze du 5 000 m en 13’16’’09, sur la distance même où Gressier échouerait ensuite au pied du podium. Découvrez le portrait de ces pépites françaises dans notre article dédié.

Ces quatrièmes places qui laissent des regrets

Le bilan comptable ne dit pas tout. Plusieurs Bleus se sont arrêtés au pied du podium, à commencer par Jimmy Gressier, quatrième d’un 5 000 m qui lui a longtemps tendu les bras avant de lui échapper dans les derniers mètres. Ces quatrièmes places rappellent que la marge, à ce niveau, est parfois infime : quelques centièmes ou un placement mal négocié suffisent à faire basculer une finale.

Elles constituent aussi une source de motivation. Pour une délégation qui vise à retrouver le chemin de l’or, transformer ces quatrièmes places en médailles, et ces médailles en titres, sera l’un des grands chantiers des saisons à venir. C’est le portrait d’un leader comme Jimmy Gressier qui incarne le mieux cette quête du supplément décisif.

Un bilan à relativiser

Faut-il, dès lors, parler d’échec ? Certainement pas. Onze médailles constituent une récolte solide, révélatrice d’un vivier tricolore riche et bien réparti, du demi-fond au sprint haies en passant par le steeple et le tour de piste. L’absence de titre pèse au classement des nations, mais elle ne doit pas masquer la profondeur d’effectif dont dispose l’athlétisme français.

Ces Championnats d’Europe avaient d’ailleurs valeur de test avant les grandes échéances à venir. Le regard est déjà tourné vers l’horizon des Mondiaux 2027 et des Jeux de Los Angeles 2028, où les Bleus voudront transformer ces podiums continentaux en ambitions plus hautes encore.

Ce qu’il faut retenir

  • L’Italie a dominé le tableau des médailles de Birmingham avec dix titres, devant la Grande-Bretagne (neuf) et l’Allemagne (six).
  • La France termine à la 19e place du classement des nations, faute d’avoir décroché le moindre titre.
  • Les Bleus ont pourtant rapporté onze médailles au total : trois en argent et huit en bronze.
  • Argent pour Kwaou-Mathey (110 m haies), Kounta (400 m) et Finot (3 000 m steeple) ; bronze pour Gressier, Bapté, Daguinos et d’autres.
  • Plusieurs quatrièmes places, dont celle de Gressier sur 5 000 m, rappellent la faible marge qui sépare la France des titres continentaux.
Publicité