À peine les Championnats d’Europe d’athlétisme 2026 refermés, le regard se porte déjà vers l’avenir. Birmingham n’était qu’une étape : deux grandes échéances structurent désormais l’horizon des Bleus. Les Championnats du monde 2027 et les Jeux olympiques 2028. Analyse des perspectives d’un athlétisme français en quête de titres.
Cap sur les Mondiaux 2027 à Pékin
Prochaine grande étape : les Championnats du monde d’athlétisme 2027. Ils se tiendront du 11 au 19 septembre 2027 à Pékin, en Chine, dans l’enceinte mythique du Stade national, surnommé le « Nid d’oiseau ». Ce sera la 21e édition des Mondiaux.
La capitale chinoise avait déjà accueilli l’évènement en 2015, tout comme les Jeux olympiques de 2008. Elle a été désignée ville hôte le 28 février 2024, à la suite du retrait de la candidature italienne. Pour les Bleus, ces Mondiaux constitueront le premier grand test mondial après Birmingham, et l’occasion de transformer les podiums continentaux en médailles planétaires.
Le fond français y aura une carte à jouer. Jimmy Gressier, champion du monde du 10 000 m en 2025, tentera de défendre son statut, tandis que d’autres médaillés de Birmingham chercheront à confirmer leur montée en puissance sur la scène mondiale.
L’objectif ultime : Los Angeles 2028
Au-delà des Mondiaux, c’est bien vers les Jeux olympiques de Los Angeles 2028 que tous les regards convergent. Après Paris 2024, la France voudra confirmer la dynamique olympique et briller sur le sol américain. L’athlétisme, discipline reine des Jeux, sera scruté de près.
Pour les cadres actuels, l’enjeu sera d’arriver à maturité au bon moment. Pour les plus jeunes, la fenêtre 2027-2028 représente une opportunité rare de basculer dans la cour des grands. Les Championnats d’Europe 2026 auront servi de rampe de lancement à toute une génération, comme le montrent les parcours des pépites françaises révélées à Birmingham.
Transformer l’argent et le bronze en or
Le grand chantier de l’athlétisme tricolore reste clair : passer du statut d’habitué des podiums à celui de nation titrée. À Birmingham, la France a rapporté onze médailles, mais aucun titre, ce qui l’a reléguée à la 19e place du tableau des médailles par nation. Plusieurs quatrièmes places, à l’image de celle de Jimmy Gressier sur 5 000 m, rappellent que la marge est parfois infime.
Combler ce dernier écart, celui qui sépare le podium de la plus haute marche, sera l’un des objectifs prioritaires des staffs tricolores d’ici 2028. Cela passera par un travail sur la gestion des finales, la préparation mentale et la capacité à hausser le niveau au moment décisif, ce supplément que va souvent chercher un champion comme Jimmy Gressier.
Les jeunes talents à suivre
La bonne nouvelle, c’est que le vivier ne se tarit pas. Aux Championnats de France U*NXT 2026, disputés du 16 au 19 juillet au Stade Charléty, la relève a montré de belles promesses. Cette nouvelle appellation, portée par la Fédération française d’athlétisme, entend moderniser le rendez-vous des jeunes catégories tout en renforçant la détection des futurs talents.
Parmi les noms qui montent, Jeff Erius incarne la relève du sprint français. À seulement 20 ans, il est devenu champion de France du 100 m espoirs en 9’’98, se hissant parmi les rares Français à être passés sous les 10 secondes, dans le sillage de Jimmy Vicaut et Christophe Lemaitre. Un chrono qui en dit long sur son potentiel pour les échéances à venir.
Chez les jeunes, Louise Boulent a également marqué les esprits au saut à la perche. Championne de France U20, elle est passée de 3,95 m à 4,35 m en l’espace de quelques mois, une progression fulgurante qui la place parmi les grands espoirs de sa discipline. Autant de profils qui laissent entrevoir un renouvellement continu du haut niveau tricolore.
Un athlétisme français en confiance
Entre des cadres confirmés, des médaillés européens en pleine ascension et une génération montante prometteuse, l’athlétisme français aborde le cycle 2027-2028 avec des raisons d’y croire. La profondeur d’effectif observée à Birmingham, dans des disciplines aussi variées que le fond, les haies, le 400 m ou le steeple, constitue un socle solide.
Rien n’est joué, bien sûr, et la concurrence internationale sera féroce à Pékin comme à Los Angeles. Mais la trajectoire est encourageante. Si les Bleus parviennent à convertir leur régularité au niveau des podiums en titres majeurs, les prochaines saisons pourraient bien marquer un tournant pour l’athlétisme tricolore.
Ce qu’il faut retenir
- Les Championnats du monde 2027 se tiendront du 11 au 19 septembre à Pékin, dans le Stade national (« Nid d’oiseau »), première grande échéance mondiale après Birmingham.
- Les Jeux olympiques de Los Angeles 2028 constituent l’objectif ultime du cycle en cours pour les Bleus.
- Le grand chantier de l’athlétisme français reste de transformer ses nombreux podiums en titres majeurs.
- La relève pousse : Jeff Erius, champion de France espoirs du 100 m en 9’’98, et Louise Boulent à la perche figurent parmi les talents à suivre.
- Avec ses cadres, ses médaillés européens et sa jeunesse, la France aborde le cycle 2027-2028 avec ambition.




