Le classement complet des présidents de la Ve République par taille
Depuis la fondation de la Ve République en 1958, huit présidents se sont succédé à l’Élysée. Leurs tailles respectives offrent un panorama surprenant, avec un écart de 31 centimètres entre le plus grand et le plus petit. Voici le classement officiel, du plus grand au plus petit :
- 1. Charles de Gaulle : 1m96 (196 cm) – président de 1959 à 1969
- 2. Jacques Chirac : 1m89 (189 cm) – président de 1995 à 2007
- 2. Valéry Giscard d’Estaing : 1m89 (189 cm) – président de 1974 à 1981
- 4. Georges Pompidou : 1m76 (176 cm) – président de 1969 à 1974
- 5. Emmanuel Macron : 1m73 (173 cm) – président depuis 2017
- 6. François Mitterrand : 1m72 (172 cm) – président de 1981 à 1995
- 7. François Hollande : 1m70 (170 cm) – président de 2012 à 2017
- 8. Nicolas Sarkozy : 1m65 (165 cm) – président de 2007 à 2012
La moyenne de taille des présidents de la Ve République s’établit à environ 1m81, soit nettement au-dessus de la moyenne masculine française actuelle de 175-176 cm. Ce chiffre est toutefois fortement tiré vers le haut par la stature exceptionnelle de Charles de Gaulle.
Charles de Gaulle : le géant de la République
Avec ses 196 cm, Charles de Gaulle domine littéralement tous les autres présidents de la Ve République. Sa taille exceptionnelle faisait partie intégrante de son image publique et contribuait à son aura de chef historique. Le Général dépassait d’une tête la plupart de ses interlocuteurs, ce qui lui conférait une présence physique remarquable lors des rencontres diplomatiques.
Sa stature imposante a contribué à forger l’expression « la grandeur de la France », qui prenait un double sens, à la fois politique et physique, lorsqu’il la prononçait. Sur les photographies d’époque, on le voit systématiquement dépasser Churchill, Eisenhower et la plupart des autres dirigeants mondiaux.
Chirac et Giscard : les deux géants de la droite
Jacques Chirac et Valéry Giscard d’Estaing partagent la même taille : 1m89. Tous deux utilisaient leur stature à leur avantage politique, projetant une image de solidité et d’autorité.
Jacques Chirac : la stature au service du contact humain
Chirac, malgré sa grande taille, était connu pour sa capacité à se pencher vers ses interlocuteurs, créant ainsi un sentiment de proximité. Lors du Salon de l’Agriculture, sa silhouette imposante fendant la foule est devenue une image emblématique de la politique française. Sa poignée de main chaleureuse, renforcée par sa stature, faisait partie de son arsenal de séduction politique.
Valéry Giscard d’Estaing : l’élégance en hauteur
Giscard d’Estaing, avec ses mêmes 189 cm, cultivait une image d’élégance aristocratique. Sa taille contribuait à cette allure distinguée qui le caractérisait. Il est intéressant de noter que lors de son duel avec Mitterrand en 1974, l’écart de 17 cm entre les deux candidats était clairement visible lors des débats télévisés.
Pompidou : dans la moyenne haute
Georges Pompidou, avec ses 176 cm, se situait dans la moyenne des Français de son époque. Sa taille modérée correspondait bien à son image d’homme politique issu du peuple, ancien professeur de lettres devenu banquier puis premier ministre. Pompidou ne cherchait pas à impressionner par sa stature mais plutôt par sa culture et son intelligence politique.
Macron, Mitterrand, Hollande : le trio des « tailles moyennes »
Trois présidents se situent dans une fourchette étroite entre 170 et 173 cm. Pour en savoir plus sur la taille précise d’Emmanuel Macron et ses comparaisons, ces trois dirigeants partagent une caractéristique commune : leur taille n’a jamais été un sujet majeur de leur présidence.
Emmanuel Macron (1m73)
Le plus grand de ce trio, Macron compense un léger déficit par rapport à la moyenne nationale par une posture très droite et une énergie physique remarquable. Son dynamisme et sa jeunesse relative lors de son élection ont largement éclipsé toute considération liée à sa taille.
François Mitterrand (1m72)
Mitterrand, avec seulement un centimètre de moins que Macron, a démontré pendant 14 ans de présidence que la stature politique pouvait largement compenser la stature physique. Son regard perçant, sa voix grave et son charisme intellectuel créaient une impression de grandeur que ses 172 cm ne laissaient pas deviner.
François Hollande (1m70)
Hollande, avec ses 170 cm, est l’avant-dernier du classement. Sa taille a parfois été mentionnée dans les médias, mais c’est surtout son image de « président normal », revendiquée en début de mandat, qui a marqué les esprits.
Nicolas Sarkozy : le sujet qui ne s’épuise jamais
Avec ses 165 cm, Nicolas Sarkozy est le plus petit président de la Ve République, et de loin. Ses 8 cm d’écart avec l’avant-dernier du classement (Hollande) ont fait de sa taille un véritable sujet médiatique et politique tout au long de sa carrière.
Les anecdotes sont innombrables : tabourets lors de discours, choix minutieux de ses positions lors des photos officielles, talonnettes présumées, et même la sélection de gardes du corps de taille modérée pour réduire le contraste. Son épouse Carla Bruni, mannequin mesurant 1m76, accentuait encore la perception de sa petite taille lorsqu’elle portait des talons.
Malgré tout, Sarkozy a prouvé que la détermination et l’énergie pouvaient largement compenser un déficit de centimètres. Son hyperactivité politique et sa présence médiatique constante lui ont permis d’occuper l’espace d’une manière que sa taille seule n’aurait pas permis.
La taille influence-t-elle le vote des Français ?
En observant l’histoire de la Ve République, il est tentant de chercher une corrélation entre taille et succès électoral. Le résultat est toutefois nuancé :
- En 1974, le plus grand (Giscard, 1m89) l’emporte sur le plus petit (Mitterrand, 1m72).
- En 1981, c’est l’inverse : Mitterrand (1m72) bat Giscard (1m89).
- En 2007, Sarkozy (1m65) bat Royal, montrant que le biais de taille ne s’applique pas de la même manière face à une candidate.
- En 2012, Hollande (1m70) bat Sarkozy (1m65), le plus grand l’emportant.
- En 2017, Macron (1m73) l’emporte, étant plus grand que Hollande mais plus petit que la moyenne.
En réalité, les facteurs socio-économiques, le contexte politique et le charisme personnel l’emportent largement sur les centimètres. La taille reste un sujet de curiosité pour le public, mais elle ne détermine pas le destin électoral d’un candidat. Ce constat se vérifie également à l’échelle mondiale, comme le montre notre article sur la taille des dirigeants politiques dans le monde.
Ce que révèle l’obsession pour la taille des présidents
L’intérêt persistant du public pour la taille des présidents en dit long sur notre rapport au pouvoir. La stature physique reste inconsciemment associée à la capacité de diriger, un héritage de notre passé évolutif où la taille conférait un avantage concret en termes de survie et de domination sociale.
Pourtant, l’histoire de la Ve République démontre que les plus grands présidents – au sens politique du terme – n’ont pas toujours été les plus grands physiquement. La grandeur d’un chef d’État se mesure à ses actes, ses décisions et son héritage, bien plus qu’à ses centimètres.




