Qu’est-ce que la fièvre catarrhale ovine ?
La fièvre catarrhale ovine (FCO), aussi appelée « maladie de la langue bleue », est une maladie virale qui touche les ruminants : principalement les ovins (moutons) et les bovins. Son surnom vient d’un symptôme caractéristique observé chez les animaux les plus atteints, dont la langue peut prendre une teinte bleutée.
Elle n’est pas transmise directement d’un animal à l’autre, mais par des moucherons piqueurs du genre Culicoides. Ces insectes minuscules jouent le rôle de vecteurs et disséminent le virus au fil de leurs piqûres.
La situation en France à l’été 2026
Le virus circule activement cet été. Le 16 juillet 2026, huit foyers de FCO de sérotype 3 (FCO-3) ont été confirmés dans les Hautes-Pyrénées. À l’échelle nationale, le ministère de l’Agriculture recensait 97 cas de FCO-3 depuis le 1er juin 2026.
Plusieurs départements du sud-ouest sont concernés :
- Tarn : 6 cas ;
- Aveyron : 5 cas ;
- Ariège : 3 cas ;
- Pyrénées-Atlantiques : une soixantaine de suspicions.
Cette progression confirme que les sérotypes 3 et 8 sont désormais durablement installés en Europe et ne relèvent plus d’épisodes isolés.
Une maladie saisonnière liée aux moucherons
La FCO est une maladie saisonnière. Sa dynamique suit directement l’activité des moucherons Culicoides, qui prolifèrent avec la chaleur et l’humidité. Ces insectes sont particulièrement actifs en fin d’été et à l’automne, période durant laquelle la transmission s’intensifie.
Cette saisonnalité explique pourquoi les autorités renforcent la surveillance à cette époque de l’année. Le retour du froid, en réduisant les populations de moucherons, ralentit naturellement la propagation du virus.
Symptômes et impact sur l’élevage
Chez les animaux atteints, la maladie peut se manifester par de la fièvre, un abattement, des difficultés à se déplacer, une salivation importante, des oedèmes de la tête et parfois la fameuse coloration de la langue. Les ovins sont généralement plus sévèrement touchés que les bovins.
L’impact économique pour les éleveurs peut être lourd : baisse de production, avortements, amaigrissement, mortalité chez les bêtes les plus fragiles et restrictions liées à la gestion des foyers. Au-delà des pertes directes, la maladie désorganise le fonctionnement des exploitations en pleine saison.
La vaccination, stratégie clé
Face à la FCO, la vaccination reste la stratégie clé pour protéger les troupeaux. Elle permet de limiter les formes graves de la maladie et de réduire sa circulation au sein des élevages. Les éleveurs sont incités à anticiper, en lien avec leur vétérinaire, avant les pics d’activité des moucherons.
La vigilance passe aussi par la surveillance des animaux et la déclaration rapide de tout symptôme suspect. Comme pour d’autres maladies transmises par des insectes, la prévention repose sur une combinaison de mesures, à l’image de ce que l’on observe avec la surveillance du moustique tigre en France en 2026.
Faut-il s’inquiéter pour l’homme ?
La réponse est claire et rassurante : non. La fièvre catarrhale ovine n’est pas transmissible à l’homme. Il n’existe aucun risque de contamination par le contact avec les animaux, ni par la consommation de viande ou de lait issus de bêtes touchées.
Il s’agit donc d’un enjeu sanitaire et économique pour les élevages, et non d’une menace pour la santé humaine ni pour la sécurité alimentaire des consommateurs.
Ce qu’il faut retenir
- La FCO-3 progresse en France : 8 foyers confirmés dans les Hautes-Pyrénées le 16 juillet et 97 cas nationaux depuis le 1er juin 2026.
- La maladie est transmise par des moucherons Culicoides et se révèle saisonnière, surtout active en fin d’été et à l’automne.
- Elle touche les ruminants (ovins, bovins) avec un impact économique fort sur les élevages.
- La vaccination est la stratégie clé pour protéger les troupeaux, avec une vigilance renforcée.
- La FCO n’est pas transmissible à l’homme, ni par la viande ni par le lait : aucun risque pour les consommateurs.




