Comme chaque année à la belle saison, le moustique tigre est au cœur de la surveillance sanitaire. Du 1er mai au 30 novembre 2026, les autorités renforcent le suivi des arboviroses comme le chikungunya et la dengue. Au 8 juillet 2026, aucun cas autochtone n’était recensé en métropole, mais la vigilance reste de mise. Voici un point de situation et surtout les bons gestes pour se protéger des piqûres.
Une surveillance renforcée jusqu’au 30 novembre
Chaque année, la période du 1er mai au 30 novembre correspond à la phase d’activité du moustique tigre en France métropolitaine. Durant ces mois, la surveillance des arboviroses (les maladies transmises par les moustiques, comme le chikungunya, la dengue ou le Zika) est renforcée. L’objectif est de détecter rapidement d’éventuels cas afin de limiter tout risque de transmission locale.
Cette surveillance repose sur le signalement des cas et sur des actions ciblées autour des personnes concernées. Au bulletin du 8 juillet 2026, aucun cas autochtone (c’est-à-dire contracté en métropole, sans voyage à l’étranger) n’a été identifié. La situation demeure toutefois suivie de près, car l’été constitue la période la plus propice à la circulation de ces virus.
Un moustique tigre désormais très implanté
L’expansion du moustique tigre sur le territoire est un phénomène continu depuis plusieurs années. Reconnaissable à ses rayures noires et blanches, cet insecte est aujourd’hui présent dans 83 départements. Sa progression, favorisée par les conditions climatiques et les déplacements, explique le renforcement des dispositifs de surveillance.
Pour rappel, l’année 2025 avait été marquée par un nombre inédit de cas autochtones : 809 cas de chikungunya avaient été recensés en métropole. Ces chiffres montrent que le risque, bien que maîtrisé, ne doit pas être sous-estimé et justifie une mobilisation collective, notamment en matière de prévention.
La situation en outre-mer
La situation est plus préoccupante dans certains territoires d’outre-mer. En Guyane, 1 057 cas confirmés de chikungunya ont été enregistrés depuis la fin du mois de janvier 2026, dont 44 sur la seule semaine 27. Une épidémie active est en cours dans le secteur du littoral ouest, où la circulation du virus reste soutenue.
À La Réunion, l’épidémie qui avait fortement touché l’île a nettement ralenti depuis 2025, après près de 55 000 cas confirmés. Ce recul témoigne de l’efficacité des mesures de lutte et de l’immunité acquise par une partie de la population, mais la vigilance y demeure nécessaire.
Symptômes : comment les reconnaître
Le chikungunya et la dengue provoquent des symptômes proches, qui apparaissent généralement quelques jours après la piqûre. On observe le plus souvent :
- une fièvre d’apparition brutale ;
- des douleurs articulaires parfois intenses, caractéristiques du chikungunya ;
- des douleurs musculaires, des maux de tête et une fatigue marquée.
Dans la plupart des cas, l’évolution est favorable. En cas de fièvre accompagnée de douleurs articulaires, en particulier au retour d’une zone où circulent ces virus, il est recommandé de consulter un médecin, qui pourra orienter vers un diagnostic adapté.
Prévention : éliminer les eaux stagnantes
La meilleure protection reste la prévention, et celle-ci passe d’abord par la lutte contre les lieux de reproduction du moustique. Le moustique tigre pond dans de très petites quantités d’eau : il est donc essentiel de supprimer toutes les eaux stagnantes autour de chez soi. Concrètement :
- videz régulièrement les coupelles sous les pots de fleurs, les seaux et les arrosoirs ;
- couvrez ou rangez à l’abri de la pluie les récipients pouvant retenir l’eau ;
- entretenez les gouttières et les regards pour éviter la stagnation ;
- renouvelez l’eau des vases et des abreuvoirs pour animaux plusieurs fois par semaine.
Ces gestes simples, adoptés par le plus grand nombre, réduisent considérablement les populations de moustiques dans le voisinage immédiat.
Se protéger des piqûres au quotidien
En complément, plusieurs mesures permettent de limiter les piqûres : l’usage de répulsifs cutanés adaptés, le port de vêtements couvrants et amples aux heures d’activité du moustique, ainsi que l’installation de moustiquaires aux fenêtres et, si besoin, autour des lits.
Il n’y a pas lieu de céder à l’inquiétude : la situation en métropole reste maîtrisée et sous surveillance. L’essentiel est d’adopter les bons réflexes, à la fois pour son confort et pour freiner la circulation des virus. Pour mieux comprendre les enjeux de la veille sanitaire, vous pouvez consulter notre article sur les menaces épidémiques et la santé mondiale.
Ce qu’il faut retenir
- La surveillance des arboviroses est renforcée du 1er mai au 30 novembre 2026.
- Aucun cas autochtone en métropole au 8 juillet 2026, mais une vigilance maintenue.
- Le moustique tigre est désormais présent dans 83 départements ; 809 cas autochtones de chikungunya en 2025.
- Outre-mer : épidémie active en Guyane (1 057 cas), net ralentissement à La Réunion.
- Prévention essentielle : éliminer les eaux stagnantes, utiliser répulsifs, moustiquaires et vêtements couvrants.




