En bref : d’après un sondage Elabe pour BFMTV publié fin août 2026, 63 % des Français ressentent de l’inquiétude face à la situation du pays. Le pouvoir d’achat s’impose comme leur première priorité, et une large majorité déclare se serrer la ceinture. Tour d’horizon des résultats.
Un sondage Elabe pour BFMTV
Les chiffres proviennent de l’enquête « L’Opinion en direct » réalisée par l’institut Elabe pour BFMTV, diffusée fin août 2026, à quelques jours de la rentrée. Ce baromètre récurrent mesure l’état d’esprit des Français et l’ordre de leurs priorités. Il s’agit d’un sondage déclaratif : il reflète des ressentis exprimés par les personnes interrogées, à interpréter avec les marges d’incertitude propres à ce type d’étude.
L’inquiétude, sentiment dominant
Interrogés sur ce que leur inspire la situation actuelle du pays, les Français citent d’abord l’inquiétude, à hauteur de 63 %. Viennent ensuite une série d’émotions négatives :
- Exaspération : 41 %
- Colère : 38 %
- Lassitude : 29 %
- Peur : 24 %
- Tristesse : 21 %
- Fatigue : 20 %
Le premier sentiment positif, l’espoir, n’arrive qu’en neuvième position, cité par seulement 11 % des personnes interrogées. Ce classement traduit un climat de défiance marqué à l’approche de la rentrée.
Le pouvoir d’achat, priorité numéro un
Invités à désigner la priorité d’action pour le chef de l’État et le gouvernement dans les prochains mois, les Français placent le pouvoir d’achat en tête, cité par 48 % d’entre eux. Aucune autre thématique n’atteint un tel niveau, ce qui confirme la centralité des questions économiques dans les attentes de l’opinion.
La pression sur le pouvoir d’achat traverse toutes les catégories de population, mais de façon inégale. Les employés et ouvriers se disent concernés à 90 %, contre 59 % chez les cadres. Cet écart illustre la manière dont la hausse du coût de la vie pèse plus lourdement sur les ménages les plus modestes.
Attentisme et prudence budgétaire
Cette inquiétude se traduit très concrètement dans les comportements de consommation. En cette rentrée 2026, 79 % des Français déclarent se serrer la ceinture : 53 % un peu et 26 % beaucoup. Autrement dit, une large majorité limite ou reporte certaines dépenses, dans une logique d’attentisme et de prudence face à l’avenir.
Ce réflexe de précaution, qui pousse de nombreux ménages à surveiller leur budget et à privilégier l’épargne de sécurité plutôt que la consommation, tend à peser sur l’activité, la demande intérieure étant l’un des moteurs de l’économie française.
Un contexte de rentrée sous tension
Ces résultats s’inscrivent dans un climat marqué par les débats sur le budget, les incertitudes politiques et une inflation qui, même ralentie, laisse des traces dans le ressenti des ménages. Les Français réclament avant tout des réponses concrètes sur leur niveau de vie, ce qui place les questions de pouvoir d’achat au cœur de l’agenda de la rentrée.
Ce qu’il faut retenir
- Selon un sondage Elabe pour BFMTV publié fin août 2026, 63 % des Français sont inquiets face à la situation du pays.
- L’inquiétude domine, devant l’exaspération (41 %) et la colère (38 %) ; l’espoir n’est cité que par 11 %.
- Le pouvoir d’achat est la première priorité attendue de l’exécutif, cité par 48 % des sondés.
- Les employés et ouvriers se disent concernés à 90 % par la pression sur le pouvoir d’achat, contre 59 % des cadres.
- 79 % des Français déclarent se serrer la ceinture, signe d’un fort attentisme dans les dépenses.




