Les prix moyens à la pompe ce 4 août 2026
Ce mardi 4 août 2026, le tableau des prix des carburants confirme une tendance installée depuis plusieurs jours : le gazole ne desserre pas son étreinte sur le portefeuille des automobilistes, tandis que l’essence amorce un léger repli. Concrètement, le gazole reste au plus haut, à environ 2,235 €/L, en hausse de 0,2 centime (+0,09 %). De son côté, le sans-plomb desserre la pression : le SP95-E10 s’affiche autour de 2,030 €/L (-0,3 centime) et le SP98-E5 autour de 2,120 €/L (-0,3 centime).
Ces montants sont des moyennes nationales : le prix réel varie fortement d’une station à l’autre, d’une région à l’autre, et surtout entre les grandes surfaces et les stations d’autoroute. L’écart peut atteindre 15 à 25 centimes par litre sur un même carburant, soit plusieurs euros à chaque plein.
Pourquoi le gazole grimpe quand l’essence baisse ?
Il peut sembler paradoxal de voir deux carburants issus du même baril de pétrole évoluer en sens inverse. En réalité, le gazole et l’essence obéissent à des logiques de marché distinctes, chacun ayant son propre équilibre entre offre et demande.
Trois facteurs principaux expliquent la fermeté du gazole en ce début août :
- Les tensions géopolitiques : la reprise des hostilités au Moyen-Orient ravive les craintes sur les approvisionnements et sur la sécurité des flux maritimes. Or, une part importante des produits raffinés transite par des routes sensibles.
- Une demande de gazole très large : contrairement à l’essence, le gazole ne sert pas qu’aux voitures particulières. Il alimente aussi l’agriculture, le transport routier de marchandises, une partie du transport maritime et le chauffage. Cette diversité d’usages soutient les prix même quand la demande automobile faiblit.
- Les cotations d’août sur les marchés : sur cette période, le sans-plomb a reculé (de l’ordre de -9,87 $/baril, soit -8,69 %) tandis que le gazole restait orienté à la hausse (+0,78 $/baril, soit +0,60 %). Cette divergence sur les marchés de gros se répercute mécaniquement à la pompe avec quelques jours de décalage.
Autrement dit, la baisse de l’essence reflète un marché mondial mieux approvisionné pour ce carburant, quand le gazole reste tendu par des débouchés multiples et des risques d’approvisionnement.
Un été plus coûteux à la pompe
Pour les vacanciers qui prennent la route en août, l’addition risque d’être salée, surtout pour les véhicules diesel. Avec un gazole solidement ancré au-dessus de 2,20 €/L, un plein de 50 litres dépasse les 110 €. Sur un aller-retour de vacances de plusieurs centaines de kilomètres, la facture carburant devient un poste de dépense majeur.
La bonne nouvelle vient plutôt des automobilistes roulant à l’essence, qui profitent d’un léger répit. Mais rien ne garantit que cette accalmie se prolonge : en cas d’aggravation des tensions internationales ou de pic de demande estivale, les cours pourraient repartir à la hausse.
Comment payer son carburant moins cher
Face à ces prix élevés, quelques réflexes simples permettent de limiter la casse. Ils ne changeront pas le cours du pétrole, mais peuvent représenter une économie non négligeable sur l’année.
- Comparer les prix avant de faire le plein : les comparateurs de prix en ligne et les applications recensent les tarifs station par station, en temps quasi réel. Un simple coup d’œil évite de payer trop cher.
- Privilégier les stations les moins chères : les grandes surfaces pratiquent généralement des prix plus bas que les stations de centre-ville, et certaines enseignes organisent des opérations à prix coûtant sur des week-ends ciblés.
- Éviter les stations d’autoroute : ce sont souvent les plus chères. Sur un long trajet, mieux vaut anticiper et sortir faire le plein en périphérie d’une ville.
- Adopter l’éco-conduite : lever le pied, anticiper les freinages, maintenir une pression de pneus correcte et alléger le véhicule permettent de réduire la consommation, donc la dépense.
Pour aller plus loin, retrouvez nos conseils pour consommer moins de carburant et notre suivi des opérations carburant à prix coûtant.
Ce qu’il faut retenir
Au 4 août 2026, la situation à la pompe se résume ainsi : un gazole qui reste cher et ne baisse pas, une essence qui souffle un peu, et un contexte international qui incite à la prudence. Les prix pourraient rester volatils tout au long du mois. Dans ce climat incertain, comparer et anticiper restent les meilleurs alliés du budget carburant.




