« L'Heure civique » : donner une heure par mois pour ses voisins

« L'Heure civique » : donner une heure par mois pour ses voisins

Une heure par mois pour les autres

Le principe de « L’Heure Civique » tient en une phrase : donner une heure de son temps par mois pour une action solidaire près de chez soi. Rien de plus, rien de moins. L’idée est de rendre l’engagement accessible à tous, sans contrainte lourde ni promesse impossible à tenir.

Ce format volontairement modeste change tout. Beaucoup de personnes aimeraient aider mais se disent qu’elles manquent de temps. En ramenant l’engagement à une simple heure mensuelle, le dispositif lève ce frein et permet à chacun de contribuer, à son rythme, à la vie de son quartier.

De la Fête des voisins à l’engagement régulier

Le dispositif est porté par Atanase Périfan, une figure bien connue de la solidarité de proximité. C’est lui qui avait lancé la Fête des voisins en 1999, dans le 17e arrondissement de Paris, avec l’association « Paris d’amis ». Depuis, ce rendez-vous convivial s’est imposé comme un moment attendu partout en France.

« L’Heure Civique » prolonge cette philosophie. L’objectif est de transformer un moment annuel de convivialité — la Fête des voisins — en un engagement durable, réparti tout au long de l’année. Le projet est notamment mené aux côtés de Geoffroy Boulard, maire du 17e arrondissement de Paris, territoire pionnier de l’initiative.

Quelles actions concrètes ?

La force du dispositif tient à la diversité des actions possibles. Chacun peut choisir celle qui lui correspond, selon ses envies et ses disponibilités. Parmi les gestes proposés :

  • rendre visite à une personne âgée isolée, pour rompre sa solitude ;
  • aider ponctuellement un voisin, pour des courses ou un coup de main du quotidien ;
  • participer à un chantier écologique, comme le nettoyage d’un espace vert ;
  • proposer du soutien scolaire à un enfant du quartier.

Toutes ces actions ont un point commun : elles créent du lien et répondent à un besoin réel, sans exiger de compétences particulières. Il suffit d’un peu de temps et de bonne volonté.

Un dispositif qui répond à de vrais besoins

Derrière cette démarche se cache un constat : l’isolement touche de plus en plus de personnes, notamment les plus âgées. Une simple visite régulière peut faire une réelle différence pour quelqu’un qui ne voit parfois personne pendant plusieurs jours.

Les épisodes de canicule, de plus en plus fréquents, rappellent aussi l’importance d’un voisinage attentif : vérifier qu’une personne fragile va bien, lui apporter de l’eau, prendre de ses nouvelles. En recréant du lien social au quotidien, « L’Heure Civique » agit à la fois sur la solidarité et sur la prévention.

Où en est le déploiement ?

L’initiative a déjà pris de l’ampleur. Elle est aujourd’hui présente dans 7 départements et 250 communes, portée par un réseau de 25 000 volontaires. Des chiffres qui témoignent d’un engouement croissant pour cette forme d’entraide simple et concrète.

Et l’ambition ne s’arrête pas là : en 2026, « L’Heure Civique » vise une couverture nationale. L’objectif est que chaque habitant, où qu’il vive, puisse rejoindre le mouvement et donner à son tour une heure par mois pour ses voisins.

Comment s’engager ?

S’impliquer est à la portée de tous. La première étape consiste à se signaler comme volontaire auprès de sa commune ou du réseau local de l’initiative, puis à choisir le type d’action que l’on souhaite mener. Nul besoin d’expérience : la bonne volonté suffit.

L’essentiel est de commencer petit et de tenir dans la durée. Une heure par mois, régulièrement, finit par tisser un véritable filet de solidarité à l’échelle d’un quartier. Un engagement modeste dans son format, mais précieux par ses effets sur le lien social.

Ce qu’il faut retenir

  • « L’Heure Civique » invite chacun à donner une heure de son temps par mois pour une action solidaire de proximité.
  • Le dispositif est porté par Atanase Périfan, créateur de la Fête des voisins (1999, 17e arrondissement de Paris), avec le maire Geoffroy Boulard.
  • Actions possibles : visite à une personne âgée isolée, aide à un voisin, chantier écologique, soutien scolaire.
  • Déploiement actuel : 7 départements, 250 communes, 25 000 volontaires.
  • En 2026, l’initiative vise une couverture nationale.
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