Une candidature française qui se dessine
La France pourrait se porter candidate à l’organisation de la Coupe du monde de football 2038. L’idée n’est pas encore officielle, mais la volonté existe bel et bien en interne. La Fédération française de football (FFF) se montrerait très intéressée par la perspective d’accueillir de nouveau le plus grand événement du football mondial.
Le pays n’a plus organisé de Coupe du monde depuis 1998, un tournoi resté dans les mémoires et couronné par le premier titre mondial des Bleus. Quarante ans plus tard, la France pourrait renouer avec cet héritage.
Pourquoi viser 2038 et pas avant
Le choix de l’échéance n’a rien d’un hasard : c’est tout simplement la prochaine fenêtre réaliste. Les éditions à venir sont déjà attribuées pour plusieurs années :
- 2026 : États-Unis, Canada et Mexique ;
- 2030 : Espagne, Maroc et Portugal ;
- 2034 : Arabie saoudite.
Avec les trois prochaines Coupes du monde déjà réservées, 2038 apparaît comme la première occasion pour un nouveau pays hôte de se lancer. C’est donc naturellement sur cette édition que se concentrent les réflexions françaises.
Un rapport qui pousse la France à se lancer
Cette ambition n’est pas seulement une intuition de dirigeants. Un rapport commandé par l’association Territoires d’événements sportifs invite explicitement la France à viser 2038. Le document s’inscrit dans la continuité des Jeux olympiques de Paris 2024, dont l’organisation a été saluée.
L’un des objectifs affichés serait de moderniser les infrastructures du pays, en profitant de l’élan et du savoir-faire accumulés lors des JO. Accueillir un Mondial permettrait de prolonger la dynamique des grands événements sportifs et d’investir durablement dans les équipements.
Les atouts de la France
La France dispose d’un argument de poids : elle fait partie des rares pays capables d’organiser seuls un événement de cette ampleur. Alors que les récentes éditions reposent sur des candidatures conjointes de plusieurs nations, l’Hexagone possède déjà un réseau de stades modernes, d’infrastructures de transport et une solide expérience de l’accueil de compétitions internationales.
Cet atout est d’autant plus précieux dans un contexte de pénurie de candidatures. Face aux exigences croissantes de la FIFA et aux coûts considérables, peu de pays peuvent aujourd’hui prétendre organiser un Mondial en solitaire. La France, elle, en a les moyens.
Un projet encore préliminaire
Il faut toutefois rester prudent : à ce stade, le projet demeure préliminaire. Aucune candidature n’a été formellement déposée et de nombreuses étapes restent à franchir, tant sur le plan politique que financier. La volonté interne est réelle, mais elle doit encore se transformer en une démarche officielle, portée conjointement par la fédération et les pouvoirs publics.
Il faudra également convaincre la FIFA, tenir compte du calendrier international et évaluer précisément le coût d’une telle organisation. Autant de paramètres qui pèseront dans la décision finale et qui expliquent la prudence affichée aujourd’hui.
Les prochaines années seront décisives pour mesurer si cette ambition se concrétise. En attendant, l’attention des amateurs reste tournée vers l’actualité brûlante du ballon rond, comme le récent sacre de l’Espagne championne du monde 2026.
Ce qu’il faut retenir
- La France pourrait se porter candidate à l’organisation de la Coupe du monde 2038, la FFF se montrant très intéressée.
- Le choix de 2038 s’impose car 2026, 2030 et 2034 sont déjà attribuées : c’est la prochaine fenêtre réaliste.
- Un rapport de l’association Territoires d’événements sportifs invite la France à viser 2038, dans la continuité de Paris 2024.
- Atout majeur : la France est l’un des rares pays capables d’organiser seul un événement de cette ampleur.
- Le projet reste préliminaire : la volonté existe, mais aucune candidature officielle n’a encore été déposée.




