Mondial 2026 : le Brésil écarte le Japon 2-1 au bout du suspense grâce à Martinelli

Mondial 2026 : le Brésil écarte le Japon 2-1 au bout du suspense grâce à Martinelli

Un match haletant jusqu’au bout

On avait promis du spectacle, et le Mondial 2026 a tenu sa promesse. Le Brésil - Japon de ce lundi soir restera dans les mémoires de cette édition américaine. Pendant 95 minutes, les deux équipes se sont livré une bataille tactique et technique d’une rare intensité.

Le scénario, à rebondissements, peut se résumer ainsi :

  • 15e minute : ouverture du score brésilienne par Vinicius Jr sur une frappe enroulée du droit après débordement de Rodrygo
  • 52e minute : égalisation surprise du Japon, Takefusa Kubo reprend un centre de Mitoma au point de penalty
  • 78e minute : penalty refusé au Brésil après recours VAR (faute de Bellingham jugée hors surface)
  • 90e+5 : but vainqueur de Gabriel Martinelli sur une frappe en dehors de la surface après un une-deux avec Bruno Guimarães

Au coup de sifflet final, l’émotion est palpable côté brésilien. Plusieurs joueurs s’effondrent au sol, soulagés. Côté japonais, les larmes coulent : les Samurai Blue étaient à quelques secondes d’obtenir une prolongation contre le grand favori brésilien.

Vinicius et Martinelli sauvent la Seleção

Vinicius Jr a confirmé sa forme exceptionnelle. L’ailier du Real Madrid a inscrit son 5e but de la compétition, le plaçant en deuxième position du classement des buteurs derrière Erling Haaland. Sa vitesse, ses dribbles et sa précision technique font la différence à chaque match.

Gabriel Martinelli, lui, signe une entrée en scène spectaculaire. Remplaçant à la 70e minute, l’attaquant d’Arsenal a trouvé l’ouverture juste avant la fin du match avec une frappe sublime qui ne laissait aucune chance au gardien japonais Suzuki. C’est son premier but dans ce Mondial, et il tombe au meilleur moment.

Le sélectionneur Dorival Júnior a salué ses joueurs en conférence de presse : « On a montré du caractère. C’était difficile, le Japon nous a posé énormément de problèmes, mais on a su trouver les ressources pour s’imposer. Cette équipe a une mentalité de champion. »

Le Japon sort la tête haute

Côté japonais, l’élimination est cruelle mais le constat est globalement positif. Les Samurai Blue, sous la direction d’Hajime Moriyasu, ont livré probablement leur meilleur Mondial historique. Première place de leur groupe (devant l’Allemagne), 16e de finale joué à un niveau remarquable, ils confirment l’ascension du football asiatique.

Les individualités japonaises ont brillé :

  • Takefusa Kubo (Real Sociedad) : but, créativité permanente, l’un des meilleurs joueurs du tournoi côté japonais
  • Kaoru Mitoma (Brighton) : passe décisive sur le but égalisateur, débordements dangereux toute la rencontre
  • Wataru Endo (Liverpool) : récupérateur infatigable, présent dans tous les duels
  • Hidemasa Morita (Sporting CP) : milieu de terrain élégant, vision de jeu remarquable

Plusieurs jeunes joueurs japonais sortiront grandis de cette compétition. Plusieurs clubs européens devraient frapper à la porte des Samurai Blue dès le mercato estival qui s’ouvre.

L’arbitrage VAR encore au cœur des débats

Comme dans plusieurs autres matchs de ce Mondial, l’arbitrage VAR a généré une controverse. Le penalty refusé au Brésil à la 78e minute, alors que Bellingham était fauché aux abords de la surface, a fait polémique. La VAR a tranché : faute hors surface, donc coup franc indirect, pas penalty.

L’arbitre central, le mexicain César Ramos, a longuement consulté les images avant de prendre sa décision. Les commentaires brésiliens ont fait grise mine pendant plusieurs minutes, estimant que la faute était sur la ligne. Les ralentis ont finalement validé la décision arbitrale.

Au-delà de cette action spécifique, c’est la généralisation des consultations VAR qui agace certains observateurs. Plusieurs matchs voient le rythme cassé par des recours à la vidéo parfois marginalement justifiés. La FIFA réfléchit à des ajustements pour les prochaines compétitions.

Vinicius - Haaland - Diallo : le prochain adversaire

Le Brésil rejoint les quarts de finale et affrontera dimanche prochain à New York le vainqueur du match Côte d’Ivoire - Norvège qui se joue ce mardi 30 juin à 19h heure française.

Si la Norvège l’emporte, le Brésil aura à affronter Erling Haaland et Martin Ødegaard, un duo redoutable. La défense brésilienne, déjà fragilisée hier soir contre le Japon, devra hausser son niveau.

Si la Côte d’Ivoire crée la surprise, le Brésil ferait face à Amad Diallo, Sébastien Haller et la jeune génération ivoirienne portée par leur sélectionneur Emerse Faé. Un match peut-être plus accessible sur le papier, mais avec une charge émotionnelle considérable pour les Africains.

Dans tous les cas, le quart de finale s’annonce passionnant. Le Brésil a montré ses limites contre le Japon, mais aussi ses ressources. Si Vinicius continue sur sa lancée et si l’équipe trouve ses automatismes, la Seleção peut viser une demi-finale, voire mieux.

Le tableau des quarts qui se précise

Avec la qualification du Brésil, le tableau des quarts de finale du Mondial 2026 commence à prendre forme :

  • Brésil vs vainqueur Côte d’Ivoire-Norvège (New York)
  • Argentine vs Suisse (Los Angeles)
  • France vs Mexique ou Iran (Miami)
  • Espagne vs Maroc ou Pays-Bas (Boston)

Pour les supporters français, le potentiel quart de finale contre le vainqueur Mexique-Iran offre un tirage relativement abordable, mais aucun favori n’est totalement à l’abri d’une surprise dans cette compétition.

Les demi-finales se joueront en milieu de semaine prochaine, et la finale est programmée pour le dimanche 19 juillet 2026 au MetLife Stadium de New York. Encore deux semaines de football intense en perspective, avec son lot d’émotions, de surprises et de stars.

Le Brésil de Vinicius est toujours en course pour son 6e titre mondial. La marche est encore longue, mais la flamme reste allumée.

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