En bref : le 1er septembre 2026 concentre plusieurs mesures qui pèsent sur le pouvoir d’achat des ménages et l’organisation des entreprises. Arrêts de travail encadrés, prix repère du gaz en hausse de 5,6 %, conditions durcies pour MaPrimeRénov’, nouvelle prime pour l’électrique d’occasion, indemnisation chômage raccourcie et facturation électronique obligatoire : on fait le point, secteur par secteur.
Arrêts maladie : des durées plafonnées
Première nouveauté qui touche la santé et le portefeuille : la durée des arrêts de travail est désormais encadrée. Une première prescription d’arrêt maladie est limitée à 31 jours, et une prolongation ne peut excéder 62 jours.
Objectif affiché : mieux maîtriser les dépenses d’indemnités journalières et renforcer le suivi médical. En pratique, au-delà de ces seuils, un nouvel examen ou une nouvelle prescription seront nécessaires pour prolonger un arrêt.
Gaz : la facture grimpe
Mauvaise nouvelle pour le chauffage à l’approche de l’automne. Le prix repère de vente du gaz augmente de 5,6 % en septembre, pour s’établir à 172,05 €/MWh TTC. Cette référence, publiée mensuellement, sert de boussole pour de nombreux contrats et pour comparer les offres des fournisseurs.
Nous détaillons l’ampleur et les raisons de cette évolution dans notre article dédié sur la hausse du gaz. Pour les foyers qui se chauffent au gaz, c’est un poste de dépense à surveiller de près à la reprise de la saison de chauffe.
MaPrimeRénov’ : le gaz écarté
La rénovation énergétique connaît elle aussi un tournant. Pour les maisons individuelles, l’aide à la rénovation d’ampleur ne pourra plus être accordée si un chauffage au gaz est conservé après travaux. Le parcours « par geste » exclut par ailleurs plusieurs équipements, comme le chauffage au bois ou biomasse, la pompe à chaleur dédiée à l’eau chaude sanitaire, la ventilation ou encore certaines isolations.
Ce recentrage vise à accélérer la sortie des énergies fossiles. Retrouvez le détail des nouveaux parcours et des équipements concernés dans notre guide sur MaPrimeRénov’.
Voiture électrique d’occasion : une prime CEE
Le segment de l’électrique d’occasion retrouve un soutien. Depuis le 1er septembre, l’achat ou la location longue durée d’une voiture électrique d’occasion auprès d’un professionnel ouvre droit à une prime CEE estimée autour de 337 euros pour les particuliers, sans condition de revenus. Certains professionnels de l’aide à domicile peuvent viser des montants nettement supérieurs.
Conditions (batterie à 80 % minimum, immatriculation entre 2017 et 2023, conservation trois ans) et démarches sont à retrouver dans notre article sur la prime voiture électrique d’occasion.
Rupture conventionnelle : chômage raccourci
Changement de taille sur le front de l’emploi. La durée maximale d’indemnisation du chômage après une rupture conventionnelle individuelle est réduite : environ 15 mois pour les moins de 55 ans et 20,5 mois pour les 55 ans et plus, pour les fins de contrat intervenant à partir du 1er septembre 2026.
Les seniors peuvent, sous conditions, demander une prolongation à France Travail. Tous les détails et les cas particuliers figurent dans notre article sur la rupture conventionnelle.
Retraites : plusieurs ajustements
Le volet retraite comporte lui aussi son lot d’évolutions à cette rentrée. Sont évoquées des modifications de l’âge légal et du départ anticipé pour carrière longue, ainsi qu’une amélioration des retraites des mères de famille. Ces mesures s’inscrivent dans le prolongement des débats sur le système de retraite.
Chaque situation étant particulière (année de naissance, trimestres validés, carrière), il est conseillé de vérifier l’impact précis sur ses droits auprès de sa caisse de retraite avant toute décision de départ.
Facturation électronique : les entreprises passent au numérique
Côté vie des affaires, la réforme de la facturation électronique entre en vigueur. Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent être en mesure de recevoir des factures électroniques, quelle que soit leur taille. Les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire doivent en outre commencer à émettre leurs factures au format électronique.
Les documents doivent respecter des formats structurés ou hybrides (comme Factur-X) et transiter par des plateformes agréées par l’État. L’obligation d’émission sera étendue aux PME et micro-entreprises au 1er septembre 2027. Une réforme technique, mais aux effets concrets sur la trésorerie et les délais de paiement.
Un budget à recalibrer pour la rentrée
Prises séparément, ces mesures peuvent sembler modestes. Additionnées, elles dessinent une rentrée où le pouvoir d’achat est sollicité de plusieurs côtés : hausse du gaz, encadrement des arrêts maladie, indemnisation chômage revue. En face, quelques soutiens ciblés (prime électrique, améliorations de certaines retraites) viennent nuancer le tableau.
Le bon réflexe : faire le point poste par poste sur son propre budget, en s’appuyant sur nos articles dédiés pour chaque mesure. C’est souvent au cas par cas que se joue l’impact réel de ces changements.
Ce qu’il faut retenir
- Arrêts maladie : première prescription limitée à 31 jours, prolongation à 62 jours.
- Gaz en hausse de 5,6 % (172,05 €/MWh TTC) et MaPrimeRénov’ qui écarte le chauffage au gaz en rénovation d’ampleur.
- Nouvelle prime CEE d’environ 337 euros pour l’électrique d’occasion achetée chez un professionnel.
- Indemnisation chômage raccourcie après une rupture conventionnelle individuelle ; ajustements sur les retraites.
- Facturation électronique obligatoire en réception pour toutes les entreprises, en émission pour les grandes et les ETI.




