En bref : la Journée mondiale du cœur, célébrée le 29 septembre, est portée par la Fédération mondiale du cœur avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle sensibilise à des maladies qui restent la première cause de mortalité dans le monde et provoquent environ 140 000 décès par an en France. La bonne nouvelle : une large part de ces accidents est évitable par l’hygiène de vie. Cet article est informatif et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.
Des chiffres qui invitent à agir
Les maladies cardiovasculaires regroupent l’ensemble des atteintes du cœur et des vaisseaux : infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral (AVC), insuffisance cardiaque, hypertension, entre autres. À l’échelle mondiale, elles constituent la première cause de décès.
En France, elles sont responsables d’environ 140 000 décès chaque année. Un chiffre souvent méconnu : les femmes en sont les premières victimes en nombre, avec plusieurs dizaines de milliers de décès féminins recensés par an. Les AVC, à eux seuls, provoquent plus de 30 000 décès annuels dans le pays et sont une cause majeure de handicap acquis. Or, selon l’OMS, une large majorité des infarctus et AVC prématurés pourraient être évités par des mesures de prévention adaptées.
Les principaux facteurs de risque
Certains facteurs ne se modifient pas : l’âge, le sexe, les antécédents familiaux. Mais la plupart des facteurs de risque sont, eux, sur lesquels on peut agir :
- le tabagisme, y compris passif ;
- l’hypertension artérielle ;
- un excès de cholestérol (LDL) ;
- le diabète et un taux de sucre mal maîtrisé ;
- le surpoids et l’obésité, en particulier abdominale ;
- la sédentarité et le manque d’activité physique ;
- une alimentation déséquilibrée, trop riche en sel, en sucre et en graisses saturées ;
- une consommation excessive d’alcool ;
- le stress chronique et un sommeil de mauvaise qualité.
Ces facteurs se cumulent : leur association augmente fortement le risque global. C’est pourquoi la prévention repose sur un ensemble de bonnes habitudes plutôt que sur un seul geste.
Les bons réflexes de prévention
Bouger chaque jour
L’activité physique régulière est l’un des meilleurs alliés du cœur. L’OMS recommande aux adultes au moins 150 minutes d’activité modérée par semaine (marche rapide, vélo, natation), réparties sur plusieurs jours. L’essentiel : réduire le temps passé assis et intégrer le mouvement dans le quotidien, par exemple en privilégiant les escaliers ou la marche.
Manger équilibré
Une alimentation de type méditerranéen — riche en fruits, légumes, légumineuses, poissons, huile d’olive et céréales complètes — est associée à un meilleur profil cardiovasculaire. À l’inverse, il est conseillé de limiter le sel, les sucres ajoutés, les produits ultra-transformés et les graisses saturées. Boire suffisamment d’eau et modérer l’alcool complètent ces principes.
Arrêter le tabac
Le sevrage tabagique fait partie des gestes les plus bénéfiques : le risque cardiovasculaire diminue rapidement après l’arrêt. Des dispositifs d’accompagnement existent (consultation dédiée, substituts nicotiniques, ligne d’aide), à évoquer avec un professionnel de santé.
Surveiller sa tension et ses constantes
L’hypertension est souvent silencieuse : seul un contrôle permet de la repérer. Faire mesurer régulièrement sa tension artérielle, son cholestérol et sa glycémie permet d’agir tôt. Ces bilans sont particulièrement utiles à partir de la quarantaine ou en présence d’antécédents familiaux.
Gérer le stress et le sommeil
Le stress chronique et un sommeil insuffisant pèsent sur la santé cardiaque. Prendre le temps de récupérer, pratiquer des activités apaisantes et viser un sommeil régulier et suffisant participent à la protection du cœur.
Les signes d’alerte à connaître
Reconnaître les signes d’un infarctus ou d’un AVC permet d’agir vite : chaque minute compte.
Infarctus : une douleur thoracique intense, en étau, pouvant irradier vers le bras gauche, la mâchoire ou le dos, accompagnée d’essoufflement, de sueurs, de nausées ou d’un malaise. Chez la femme, les symptômes sont parfois moins typiques (fatigue inhabituelle, gêne digestive, essoufflement), ce qui peut retarder la prise en charge.
AVC : une déformation soudaine du visage, une faiblesse ou une paralysie d’un bras, des troubles de la parole. Devant ces signes, même passagers, il faut appeler immédiatement le 15 (SAMU) ou le 112. Ne pas attendre que les symptômes disparaissent : la rapidité de la prise en charge conditionne le pronostic.
Une journée pour transformer l’essai
La Journée mondiale du cœur n’a de sens que si elle débouche sur des changements durables. L’idée n’est pas de tout bouleverser d’un coup, mais d’installer, pas à pas, de petites décisions qui, cumulées, protègent le cœur année après année. En cas de doute, de symptôme ou avant de modifier sensiblement son mode de vie, le mieux reste de consulter son médecin traitant ou un professionnel de santé, qui pourra proposer un suivi adapté à chaque situation.
Ce qu’il faut retenir
- La Journée mondiale du cœur, le 29 septembre, alerte sur des maladies qui restent la première cause de mortalité dans le monde et font environ 140 000 décès par an en France.
- La plupart des facteurs de risque sont évitables : tabac, hypertension, cholestérol, diabète, surpoids, sédentarité, mauvaise alimentation, alcool, stress et manque de sommeil.
- Les bons réflexes : bouger au moins 150 minutes par semaine, manger équilibré, arrêter de fumer, surveiller sa tension et gérer stress et sommeil.
- Devant une douleur thoracique ou des signes d’AVC (visage, bras, parole), appelez immédiatement le 15.
- Cet article est informatif : en cas de doute, consultez un professionnel de santé.




