En bref : le mois de septembre 2026 cumule une hausse du prix repère du gaz, un durcissement de MaPrimeRénov’ sur le chauffage fossile, la poursuite des ajustements de la réforme des retraites et un nouvel encadrement de la durée des arrêts maladie. Autant de paramètres à intégrer dans votre budget de rentrée.
Le prix du gaz repart à la hausse
Premier poste sensible : l’énergie. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a publié le prix repère de vente du gaz naturel applicable en septembre 2026. Il progresse d’environ 5,6 % TTC par rapport à août, le prix repère moyen s’établissant autour de 172 euros TTC/MWh. La hausse porte surtout sur la part liée aux kilowattheures consommés, l’abonnement restant globalement stable ce mois-ci.
Concrètement, un foyer qui se chauffe au gaz verra sa facture grimper à mesure que la saison froide approche et que la consommation augmente. C’est le bon moment pour comparer les offres, vérifier si votre contrat est indexé sur ce prix repère et, le cas échéant, envisager un tarif à prix fixe pour lisser les à-coups de l’hiver.
MaPrimeRénov’ : la fin du gaz dans les rénovations d’ampleur
C’est sans doute le changement le plus structurant pour ceux qui projettent des travaux. À compter du 1er septembre 2026, MaPrimeRénov’ ne finance plus les rénovations d’ampleur des maisons individuelles qui conservent une chaudière au gaz après travaux. Pour continuer à bénéficier de l’aide dans ce cadre, il faut remplacer le chauffage fossile, le plus souvent par une pompe à chaleur.
Autre évolution attendue : certains gestes d’isolation (combles, toiture, fenêtres) sortiraient du parcours par geste de MaPrimeRénov’, sous réserve de la parution des décrets d’application. Enfin, la prime Coup de pouce chauffage pour les pompes à chaleur est recentrée sur des modèles labellisés et fabriqués en Europe. Si vous aviez un projet, mieux vaut vous rapprocher rapidement d’un conseiller France Rénov’ pour vérifier votre éligibilité avant que ces règles ne s’appliquent.
Retraites : la suspension des relèvements se poursuit
Côté retraites, l’ajustement du calendrier de la réforme continue de produire ses effets. Le relèvement automatique de l’âge légal et de la durée de cotisation est interrompu pour certaines générations. Ainsi, les personnes nées en 1964 peuvent partir à 62 ans et 9 mois au lieu de 63 ans, et justifier 170 trimestres au lieu de 171 pour une pension à taux plein. Ces règles restent applicables jusqu’au 1er janvier 2028.
Pour les personnes concernées, cela peut représenter un départ anticipé de quelques mois, donc un impact non négligeable sur le calendrier de fin de carrière et sur les ressources. Si vous approchez de l’âge de départ, il est utile de faire recalculer votre date de liquidation à la lumière de ces paramètres.
Arrêt maladie : une durée de prescription encadrée
Le 1er septembre 2026 marque aussi une évolution des règles relatives aux arrêts de travail. La durée d’une première prescription d’arrêt sera plafonnée à 31 jours, tandis qu’une prolongation pourra être prescrite pour une durée maximale de 62 jours. Objectif affiché : mieux encadrer le recours aux arrêts longs. Pour les salariés, cela signifie des points de contrôle plus fréquents avec le médecin. Nous détaillons l’ensemble du dispositif dans notre article sur les nouvelles règles de l’arrêt maladie 2026.
La rentrée, un pic de dépenses à anticiper
Au-delà de ces mesures réglementaires, septembre reste mécaniquement le mois où les dépenses s’accumulent : fournitures, vêtements, activités extrascolaires, cantine, abonnements de transport, licences sportives. Le versement de l’allocation de rentrée scolaire à la mi-août aide les familles éligibles, mais ne couvre pas toujours la totalité de la facture, notamment au collège et au lycée.
Quelques réflexes permettent d’amortir le choc :
- vérifier les bourses scolaires et aides locales auxquelles vous avez droit ;
- étaler les achats non urgents plutôt que tout régler d’un coup ;
- renégocier ou résilier les abonnements dormants avant qu’ils ne se cumulent ;
- traquer les appareils énergivores en veille pour limiter la facture d’électricité.
Faut-il s’attendre à d’autres annonces ?
L’automne 2026 s’annonce chargé sur le plan budgétaire. Des discussions sont prévues sur d’éventuelles revalorisations et sur la trajectoire des finances publiques. Tant que les textes ne sont pas définitivement adoptés, la prudence reste de mise : mieux vaut se fonder sur les mesures effectivement entrées en vigueur que sur les projets encore en débat. Nous mettrons cet article à jour au fil des décisions.
Ce qu’il faut retenir
- Le prix repère du gaz augmente d’environ 5,6 % TTC en septembre 2026, à l’approche de la saison de chauffe.
- MaPrimeRénov’ ne finance plus, dès le 1er septembre, les rénovations d’ampleur qui conservent une chaudière au gaz.
- Les générations concernées par la suspension de la réforme des retraites conservent un départ anticipé : 62 ans et 9 mois et 170 trimestres pour les personnes nées en 1964.
- La durée d’un premier arrêt maladie est plafonnée à 31 jours, la prolongation à 62 jours.
- La rentrée reste un pic de dépenses : activez toutes les aides disponibles et lissez vos achats pour préserver votre budget.




