Dans un marché du smartphone dominé par la course à la puissance et le renouvellement annuel, le fabricant néerlandais Fairphone continue de défendre une autre idée : un téléphone que l’on garde longtemps et que l’on répare soi-même. Le Fairphone 6+, dévoilé le 18 août 2026, est une évolution du Fairphone 6 sorti quelques mois plus tôt. Sans révolutionner la formule, il muscle la fiche technique et confirme le cap d’une marque devenue la référence du smartphone éthique.
Ce que change le Fairphone 6+
Le « plus » tient surtout dans deux nouveautés. D’abord, la mémoire vive passe de 8 à 12 Go de LPDDR5, soit une hausse de 50 % qui doit se ressentir dans le multitâche et le passage rapide d’une application à l’autre. Ensuite, le processeur évolue vers un Snapdragon 7s Gen 4, une puce de milieu de gamme plus rapide que celle du modèle précédent. Le reste de la fiche technique reste, lui, quasiment identique : on est bien face à une mise à jour de mi-génération plutôt qu’à un nouveau modèle entièrement repensé.
Le stockage est fixé à 256 Go et l’appareil tourne sous Android 16. Fairphone met aussi en avant une certification militaire MIL-STD-810H et un verre Corning Gorilla Glass 7i, gages d’une meilleure résistance aux chocs et aux chutes.
Un écran et un appareil photo inchangés
Le Fairphone 6+ conserve l’écran OLED de 6,31 pouces en définition FHD+, avec une dalle LTPO et un taux de rafraîchissement de 120 Hz. Un format compact, à contre-courant des grandes dalles à la mode, qui plaira à celles et ceux qui trouvent les smartphones actuels trop encombrants.
Côté photo, rien ne bouge par rapport au Fairphone 6 : on retrouve un capteur principal de 50 mégapixels accompagné d’un ultra grand-angle de 13 mégapixels. C’est correct pour un usage quotidien, mais il ne faut pas s’attendre aux prouesses des porte-étendards photo du moment : la photographie n’a jamais été le terrain de jeu principal de Fairphone.
La réparabilité, vrai argument de la marque
C’est là que le Fairphone 6+ fait la différence. Sa conception modulaire permet à l’utilisateur de remplacer lui-même douze composants, parmi lesquels l’écran, la batterie, les appareils photo, le port de charge, le tiroir SIM ou encore la coque. Un simple tournevis Torx T5 suffit : pas de colle, pas de pistolet à air chaud, pas d’outil à ventouse.
La batterie de 4 415 mAh est amovible sans adhésif, un choix devenu rarissime sur le marché. Et les pièces détachées restent abordables : aux États-Unis, une batterie de rechange est affichée à 40 dollars et un écran neuf à 90 dollars. De quoi prolonger la vie de l’appareil pour une somme modique, là où une réparation en boutique coûterait souvent bien plus cher.
Sept ans de mises à jour et des matériaux responsables
Fairphone promet sept ans de mises à jour logicielles, dont six versions majeures d’Android, et couvre l’appareil par une garantie de cinq ans. Un engagement rare dans l’univers Android, où beaucoup de constructeurs se contentent encore de trois ou quatre ans de suivi.
La marque revendique par ailleurs un usage important de matériaux recyclés et de filières équitables pour les minéraux, ainsi que de meilleures conditions pour les travailleurs de sa chaîne de production. C’est tout le sens de la démarche : réduire l’empreinte environnementale et sociale du smartphone, en le fabriquant plus proprement et en le faisant durer.
Prix, disponibilité et arrivée aux États-Unis
Le Fairphone 6+ est lancé le 18 août 2026 en France, en Allemagne et aux Pays-Bas, à un prix d’environ 599 à 649 euros selon les marchés. Nouveauté de taille : l’appareil arrive simultanément aux États-Unis, où il est vendu officiellement pour la première fois, au tarif de 649 dollars, via la boutique en ligne de Fairphone et sur Amazon, avec une compatibilité annoncée avec les réseaux AT&T et T-Mobile.
À qui s’adresse-t-il ? Ses limites
Le Fairphone 6+ vise clairement un public sensible à l’écologie et à la durabilité, prêt à privilégier la longévité et le droit à la réparation plutôt que la fiche technique la plus impressionnante. C’est aussi un excellent choix pour qui veut garder son téléphone cinq à sept ans sans culpabiliser.
Ses limites sont connues. Le tarif reste élevé pour un milieu de gamme : à ce prix, la concurrence propose des puces plus puissantes et des modules photo plus aboutis. La partie photographique demeure honnête sans plus, et les performances brutes ne rivaliseront pas avec un porte-étendard. Mais ce n’est pas le combat de Fairphone : son pari, c’est de démontrer qu’un smartphone peut être à la fois moderne, réparable et respectueux de la planète.
Ce qu’il faut retenir
- Le Fairphone 6+, annoncé le 18 août 2026, passe à 12 Go de RAM et adopte un processeur Snapdragon 7s Gen 4, pour un prix d’environ 599 à 649 euros (649 dollars aux États-Unis).
- Il conserve l’écran OLED de 6,31 pouces à 120 Hz, 256 Go de stockage, une double caméra 50 + 13 mégapixels et Android 16.
- Sa conception modulaire permet de remplacer soi-même douze composants avec un simple tournevis ; la batterie de 4 415 mAh est amovible sans colle.
- Fairphone promet sept ans de mises à jour, cinq ans de garantie et met en avant des matériaux recyclés et équitables.
- Il s’adresse à un public soucieux de durabilité ; ses limites sont un prix élevé pour un milieu de gamme et une photo correcte sans plus.



