Note de la France : Fitch maintient le A+, perspective stable

Note de la France : Fitch maintient le A+, perspective stable

En bref : vendredi 28 août 2026 au soir, Fitch a maintenu la note A+ de la France avec une perspective stable. C’est le statu quo : ni dégradation, ni passage en perspective négative. L’agence met toutefois en garde contre une dette élevée et croissante, un contexte politique compliquant la consolidation budgétaire et un faible potentiel de croissance.

Où en est la note de la France ?

Depuis septembre 2025, Fitch attribue à la France la note A+, assortie d’une perspective stable. Cette note correspond à une dette jugée « de qualité moyenne supérieure ». Elle marque un recul par rapport au « AA » dont bénéficiait le pays auparavant : l’agence avait alors sanctionné l’instabilité politique dans un contexte post-dissolution. Cette évaluation avait été confirmée au printemps 2026.

La note souveraine mesure la capacité d’un État à rembourser sa dette. Plus elle est élevée, plus l’État emprunte à moindre coût. Une dégradation renchérit, à l’inverse, le coût de la dette — un enjeu sensible alors que la trajectoire budgétaire française est sous surveillance.

Le verdict : le statu quo l’emporte

Des trois issues possibles — maintien à A+ stable, maintien avec perspective abaissée à « négative », ou dégradation d’un cran à A — c’est bien la première, le statu quo, qui l’a emporté. Fitch confirme donc la note A+ avec une perspective stable, position qui prévalait depuis la précédente évaluation. Pour la France, c’est un soulagement relatif : le pays évite un nouvel avertissement à quelques semaines des verdicts de Moody’s et Standard & Poor’s.

Un maintien assorti d’avertissements

Le statu quo ne vaut pas quitus. Fitch souligne que la France reste pénalisée par une dette élevée et en hausse, par un contexte politique et social rendant difficile la consolidation budgétaire, et par un potentiel de croissance limité. L’agence rappelle que le creusement des déficits, sur fond d’incertitude politique, pourrait déclencher une dégradation à l’avenir.

Le contexte macroéconomique s’est d’ailleurs dégradé depuis le printemps : la croissance a été nulle (0,0 %) au deuxième trimestre et les prévisions de croissance 2026 ont été revues à la baisse.

Pourquoi ce verdict compte

Les notes des grandes agences influencent la confiance des investisseurs et, indirectement, les taux auxquels la France se finance. Elles pèsent aussi dans le débat public sur la maîtrise des comptes. Une dégradation n’a toutefois pas d’effet mécanique immédiat : les marchés anticipent souvent ces décisions, en partie déjà intégrées dans les taux.

Et les autres agences ?

Fitch est la plus petite des trois grandes agences de notation, derrière Standard & Poor’s et Moody’s. Ces deux dernières doivent elles aussi se prononcer sur la France à l’automne 2026 : Moody’s le 24 octobre et Standard & Poor’s le 28 novembre. Le maintien décidé par Fitch constitue une première étape rassurante, mais la séquence reste à suivre de près.

Pour savoir précisément quand tombera la décision, consultez notre article : à quelle heure Fitch publie sa note pour la France. Et pour les répercussions concrètes : ce qui change en cas de dégradation.

Ce qu’il faut retenir

  • Le 28 août 2026 au soir, Fitch a maintenu la note de la France à A+ avec une perspective stable.
  • C’est le statu quo : ni dégradation, ni passage en perspective négative.
  • Fitch met en garde : dette élevée, consolidation budgétaire difficile, faible potentiel de croissance.
  • Le contexte s’est dégradé : croissance nulle au deuxième trimestre, prévisions 2026 revues en baisse.
  • Prochaines échéances : Moody’s le 24 octobre et Standard & Poor’s le 28 novembre 2026.
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