Deux pluies d’étoiles filantes à leur maximum
La nuit du 30 au 31 juillet 2026 est à cocher pour tous les amateurs de ciel étoilé. Deux essaims de météores atteignent en effet leur pic d’activité au même moment, offrant une belle occasion de lever les yeux vers le ciel d’été. Un spectacle accessible à tous, à condition de connaître quelques astuces.
Les Delta Aquarides du Sud
Première vedette de cette fin de mois, les Delta Aquarides du Sud délivrent, au moment de leur maximum, entre 15 et 25 météores par heure dans de bonnes conditions. Ces étoiles filantes, plutôt discrètes mais régulières, semblent provenir de la constellation du Verseau, visible bas sur l’horizon sud durant la nuit.
C’est un essaim idéal pour les débutants : son activité s’étale sur plusieurs nuits autour du pic, ce qui laisse de la marge pour trouver un créneau au ciel dégagé. La patience reste la meilleure alliée : mieux vaut prévoir une bonne heure d’observation pour multiplier les chances.
Les Alpha Capricornides et leurs bolides
En parallèle, les Alpha Capricornides entrent aussi en scène. Cet essaim est moins prolifique en nombre de météores, mais il compense par la qualité du spectacle : il est réputé pour ses bolides très brillants, ces étoiles filantes particulièrement lumineuses qui traversent le ciel lentement et laissent parfois une traînée durable.
Un seul bolide bien visible peut marquer toute une soirée d’observation. La combinaison des deux essaims, l’un régulier et l’autre spectaculaire, fait de cette nuit du 30 au 31 juillet l’un des temps forts astronomiques de l’été.
La Pleine Lune, principal obstacle
Un bémol toutefois : la Pleine Lune, appelée Lune du Cerf, éclaire fortement le ciel en cette fin de mois et risque de gêner l’observation des météores les plus faibles. Sa lumière lave le fond du ciel et efface les étoiles filantes les moins brillantes.
Tout n’est pas perdu pour autant : les bolides des Alpha Capricornides, suffisamment lumineux, restent visibles malgré la Lune. Pour maximiser ses chances, il est conseillé de se placer dos à l’astre et de privilégier les moments où il est le plus bas sur l’horizon.
Nos conseils pour bien observer
Bonne nouvelle : observer des étoiles filantes ne demande aucun matériel. Quelques réflexes simples suffisent pour profiter du spectacle :
- S’éloigner des lumières : fuyez l’éclairage des villes et cherchez un endroit sombre, à la campagne si possible
- Observer après minuit : les heures les plus favorables se situent en seconde partie de nuit, jusqu’à l’aube
- Laisser ses yeux s’adapter : comptez une vingtaine de minutes dans l’obscurité, sans regarder d’écran, pour une vision nocturne optimale
- Regarder vers le sud-est : c’est la direction générale des radiants des deux essaims
- S’installer confortablement : une chaise longue ou un tapis permet de balayer une large portion de ciel sans se fatiguer
Ni télescope ni jumelles ne sont nécessaires : les étoiles filantes s’apprécient à l’œil nu, en embrassant le plus grand champ de ciel possible.
Les autres rendez-vous du ciel de juillet
La fin du mois ne se limite pas aux étoiles filantes. Juillet 2026 réserve plusieurs autres phénomènes intéressants :
- Éclipse solaire partielle du 17 juillet : elle est visible depuis l’Amérique du Sud, mais pas depuis la France métropolitaine
- Rapprochement Mars-Uranus : les deux planètes se retrouvent particulièrement proches dans le ciel
- Terre à l’aphélie : notre planète atteint le point de son orbite le plus éloigné du Soleil
- Vénus près de Régulus : la brillante planète côtoie l’étoile principale de la constellation du Lion
- Fenêtre de nouvelle lune : un ciel sombre propice à l’observation de la Voie lactée en début et milieu de mois
Une belle occasion de lever les yeux
Entre les deux pluies d’étoiles filantes de fin de mois et les nombreux rendez-vous planétaires, juillet 2026 invite à profiter des douces nuits d’été pour observer le ciel. Malgré la gêne de la Pleine Lune, la promesse d’apercevoir un bolide brillant suffit à justifier une soirée à la belle étoile, en famille ou entre amis.
Le meilleur conseil reste le plus simple : choisir un lieu sombre, s’armer d’un peu de patience et laisser le spectacle venir. Chaque étoile filante aperçue est une petite récompense qui rend l’attente délicieuse.
Ce qu’il faut retenir
- Delta Aquarides et Alpha Capricornides à leur maximum dans la nuit du 30 au 31 juillet
- Jusqu’à 15 à 25 météores par heure pour les Delta Aquarides, des bolides brillants pour les Alpha Capricornides
- La Pleine Lune gênera l’observation des météores les plus faibles
- Conseils : s’éloigner des lumières, observer après minuit, laisser ses yeux s’adapter, regarder vers le sud-est
- Autres phénomènes du mois : éclipse partielle (hors France), Mars-Uranus, Vénus près de Régulus




