Un premier titre européen pour le relais mixte tricolore
C’est le moment fort de ce début de Championnats d’Europe pour la délégation française. Le 11 août, le relais mixte 4x100 m 4 nages a offert aux Bleus leur toute première médaille d’or de la compétition, dans un Centre aquatique olympique de Saint-Denis en fusion. Le quatuor composé de Mary-Ambre Moluh (dos), Carl Aitkaci (brasse), Maxime Grousset (papillon) et Marie Wattel (crawl) a bouclé la course en 3′39″64.
Un chrono qui a fait la différence face à des adversaires de tout premier plan : les Pays-Bas ont pris la deuxième place en 3′40″92, tandis que les athlètes engagés sous bannière neutre ont complété le podium en 3′41″52. Cette épreuve de relais mixte, où l’ordre et la composition des nageurs deviennent un véritable choix tactique, met en valeur la profondeur d’un collectif : chaque relayeur doit exceller dans sa spécialité, mais aussi savoir se transcender pour l’équipe.
Pour la France, ce succès a une double valeur. Symbolique d’abord, parce qu’il est arrivé à domicile, dans le bassin qui avait accueilli les épreuves des Jeux de Paris. Sportive ensuite, parce qu’il confirme le statut de la natation tricolore parmi les nations qui comptent au niveau continental, portée par une génération capable de briller aussi bien en individuel qu’en relais.
Maxime Grousset, l’homme fort des Bleus
S’il fallait désigner une figure de proue de cette équipe de France, le nom de Maxime Grousset s’impose. Le sprinteur néo-calédonien, âgé de 27 ans, est de tous les combats sur les épreuves courtes. Maillon essentiel du relais mixte champion d’Europe, il s’est aussi illustré en individuel avec une médaille d’argent sur le 50 m papillon.
La déception était toutefois palpable au bord du bassin : Grousset a été devancé pour deux centièmes de seconde seulement par le Russe Egor Kornev, engagé sous statut neutre. Deux centièmes, l’équivalent d’un battement de cils, qui privent le Français d’un titre européen individuel qu’il court après depuis plusieurs saisons. La marge illustre à la fois son excellent niveau de forme et l’extrême densité de la concurrence sur les épreuves de sprint.
Cette place de vice-champion d’Europe reste une performance solide, qui nourrit les ambitions du nageur pour la suite de la semaine. Sur ses distances de prédilection, Grousset demeure l’un des principaux atouts de la France dans la quête de médailles supplémentaires.
Pauline Mahieu et les autres podiums français
Le bilan tricolore ne se résume pas aux exploits du relais et de Maxime Grousset. Sur le 200 m dos, Pauline Mahieu a apporté sa pierre à l’édifice en décrochant la médaille de bronze. À 27 ans, la nageuse française a su tirer son épingle du jeu sur une épreuve exigeante, où la gestion de l’effort sur la longueur fait toute la différence.
Les relais collectifs ont également souri aux Bleus au-delà du seul relais mixte 4 nages. La France a ainsi ajouté une médaille d’argent sur un relais de nage libre, confirmant la vitalité des équipes tricolores dans les épreuves par équipes, souvent décisives dans les classements par nations. Ces courses collectives, très prisées du public, offrent des moments de communion entre les nageurs et les tribunes.
Épreuve après épreuve, la moisson française se construit : de l’or, de l’argent et du bronze, avec des médailles réparties entre performances individuelles et succès d’équipe. Un équilibre plutôt sain, qui témoigne d’un groupe complet et solidaire.
Un bassin qui a des airs de Jeux olympiques
Ces Championnats d’Europe se déroulent dans un cadre particulier. Le Centre aquatique olympique de Saint-Denis, construit pour les Jeux de Paris, offre aux nageurs un écrin moderne et une ambiance survoltée. Pour de nombreux athlètes tricolores, retrouver ce bassin quelques mois après l’effervescence olympique constitue une source de motivation supplémentaire.
Le soutien du public joue clairement un rôle. Dans une discipline où les écarts se comptent en centièmes de seconde, l’énergie des tribunes peut faire basculer une finale. Les nageurs français l’ont bien compris et s’appuient sur cette ferveur pour repousser leurs limites, comme l’a montré la course d’anthologie du relais mixte.
Pour rappel, ceux qui souhaitent revenir sur le lancement de la compétition et le programme peuvent consulter notre article dédié à l’ouverture des Championnats d’Europe de natation 2026.
Ce qu’il reste à disputer
La compétition se poursuit dans le bassin de Saint-Denis et de nombreuses finales restent à venir. Les Bleus comptent bien enrichir leur tableau de médailles, notamment sur les épreuves de sprint où Maxime Grousset reste une valeur sûre, et sur les relais, terrain de prédilection de la natation française.
Le suspense demeure entier quant au classement final des nations. La France, déjà auréolée de son titre en relais mixte, espère transformer l’essai sur les dernières journées. Chaque course sera scrutée, chaque centième pesé : à ce niveau, rien n’est jamais joué avant le mur d’arrivée.
Une chose est sûre : à domicile, portés par un public conquis, les nageurs tricolores abordent la suite de la semaine avec confiance et l’envie d’écrire de nouvelles pages de l’histoire de la natation française.
Ce qu’il faut retenir
- La France a décroché son premier or aux Championnats d’Europe 2026 grâce au relais mixte 4x100 m 4 nages, le 11 août, en 3′39″64 devant les Pays-Bas.
- Le quatuor victorieux était composé de Mary-Ambre Moluh, Carl Aitkaci, Maxime Grousset et Marie Wattel.
- Maxime Grousset a pris l’argent du 50 m papillon, battu pour deux centièmes seulement par le Russe Egor Kornev.
- Pauline Mahieu a offert une médaille de bronze à la France sur le 200 m dos, et les relais tricolores ont ajouté de l’argent.
- La compétition se poursuit jusqu’au 16 août à Saint-Denis : d’autres finales et médailles restent en jeu pour les Bleus.




